Pour devenir qui je suis !

Auteur : Sam Zirah
Éditeur : Harlequin
Parution : 6 novembre 2019
Nb de pages : 267

Sur Youtube, vous me connaissez souriant, détendu et de bonne humeur. Dans la vraie vie, je suis angoissé, boulimique du travail et en proie à des démons intérieurs. Depuis le lancement de ma chaîne, j’ai toujours veillé à montrer de moi une image lissée. Contrôlée. Maîtrisée. De la même façon, je ne vous ai dévoilé qu’une facette du monde de la téléréalité : celle qui fait rêver, qui ne dérange personne…
mais qui entretient des illusions. Parce que je croyais que c’était mon rôle, je vous ai caché l’essentiel. Plus grave encore, je me suis menti à moi-même. Aujourd’hui, j’ai le courage de briser le silence. De tout vous révéler : sur moi, sur l’industrie de la télé-réalité, sur le business des influenceurs. Pour Devenir enfin qui je suis. En posant un regard sans concession sur son parcours, Sam Zirah, l’un des influenceurs les plus populaires de sa génération, nous livre un témoignage poignant et riche en révélations sur les coulisses de la téléréalité et de sa chaîne Youtube.
A propos de l’auteur : Après avoir travaillé dans la mode et les médias, Sam Zirah se lance dans la production audiovisuelle en créant en 2015 son émission  » En Toute Intimité  » , dans laquelle il reçoit influenceurs, artistes et célébrités de la téléréalité. En plus de mener les interviews à l’écran et de proposer sans cesse de nouveaux contenus, il entretient des liens très étroits avec sa communauté.
Sa chaîne Youtube est aujourd’hui suivie par plus d’un million d’abonnés, et ses vidéos ont réuni plus de 800 millions de vues.

Mon avis :

Cela fait un moment que je n’achète (presque) plus de livres neufs car je suis une adepte de la seconde main, mais j’ai fait une exception avec ce livre car, étant abonnée à la chaîne Youtube de Sam Zirah depuis des années j’avais très envie de le soutenir en l’achetant neuf à la Fnac.

J’adore Sam Zirah, non pas à cause de la télé réalité car je n’en regarde pas, mais au contraire pour sa façon d’aborder ce domaine. J’aime sa personnalité, j’aime son humanité et son humilité, j’aime comme il essaie de faire ressortir le bon en chacun et avec quelle neutralité il aborde certains sujets sans jamais juger, tout en respectant le temps de parole de chacun et surtout en respectant le silence de ceux qui n’osent pas s’exprimer. Et c’est un travail très difficile surtout dans ce milieu pourri jusqu’à la moelle. Et c’est justement ce qu’il nous démontre dans son livre. Il nous explique son parcours, et les obstacles auxquels il a fait face pour arriver là où il est aujourd’hui. C’est un self made man qui a su s’élever afin d’être plus déterminé qu’angoissé. Et pour ça il aura mon respect éternel.

Malheureusement je m’attendais à beaucoup plus… Je connaissais déjà 90% des anecdotes présentes dans le livre grâce à son calendrier de l’avant de 2018. Si vous ne savez pas de quoi je parle, en décembre 2018 il a sorti 1 vidéo par jour jusqu’à Noël dans lesquelles il répondait à des questions sur sa vie personnelle et professionnelle, il s’est énormément livré et avec beaucoup de sincérité. Et malheureusement ce qui est dit dans le livre est exactement la même chose que ce qui est dit dans les vidéos mais sans la spontanéité et l’émotion (vous avez meilleur temps à regarder ces vidéos).

Il s’est aussi livré davantage sur sa famille ce qui m’a permis de me faire une idée sur les personnes qui partagent sa vie, mais honnêtement ce n’était pas du tout le sujet qui m’intéressait. Je pense que Sam Zirah a parfaitement géré la promotion de son livre, car sans cela je ne l’aurai pas acheté. Il nous a vendu un livre qui dénonce les dessous de la télé réalité, et je suis totalement restée sur ma faim. Ça commençait très bien car il nous explique tout d’abord en détails les techniques douteuses des productions, comment ils censurent et marchent au chantage et c’était très intéressant. Ensuite on nous promet d’aborder des sujets tels que la drogue, la prostitution, et surtout le racisme dans ce milieu et ce sont des sujets graves pour lesquels on est obligés de consacrer du temps afin de les dénoncer, et rien ! En quelques lignes c’est plié, le sujet n’est même pas survolé, il est simplement évoqué. Il a basé sa campagne sur la dénonciation de ces sujets là alors c’est pour moi inadmissible de consacrer 4 lignes à balancer des chiffres sur le pourcentage de noirs/métisses/asiatiques dans la téléréalité sans même analyser ces chiffres et approfondir sa réflexion.

Certes le travail d’édition est très bien, l’idée du mini album photo en milieu de lecture est très mignonne, mais j’ai acheté le livre pour apprendre et m’instruire, pas pour regarder des photos de famille… Ma déception a réellement été orientée par la promotion « mensongère » car en y réfléchissant c’est tout à fait normal que le livre parle principalement de lui et de sa famille il n’y a qu’à voir le titre ! Mais alors il fallait vendre ça comme une biographie et non comme une enquête de société.

Le livre se termine avec Sam qui nous explique qu’à ce jour il se sent libre de publier le contenu qu’il souhaite, et qu’il a enfin acquis la force et la volonté nécessaire de faire primer la vérité plutôt que de céder aux menaces et à l’envie de plaire à tout le monde. Et je n’ai pas réussi à y croire… En omettant d’approfondir sa réflexion sur des sujets si importants j’ai perçu ça justement comme une forme de peur et d’auto censure, et j’ai trouvé ça très triste.

Je suis tout de même admiratrive du travail qu’il a abattu surtout qu’il n’est pas du tout écrivain et je pense que si vous voulez apprendre à le connaître lui, hors de cet univers qui le caractérise, ce livre va vous plaire. Pour ma part, je garde un bon souvenir de lecture même si je suis restée sur ma faim.

N’hésitez pas à me partager vos avis si vous l’avez lu ou que vous comptez le lire, d’ailleurs si comme moi vous aimez la seconde main, je pense revendre sur Vinted mon exemplaire de ce livre alors si ça vous intéresse n’hésitez pas !

Ma note : ★★★

On la trouvait plutôt jolie

Auteur : Michel Bussi
Éditeur : Pocket 
Parution : 4 octobre 2018
Nb de pages : 544

 –Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
–Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
–Qui l’a lancé, ce sortilège ?
–Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. « 
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, une enquête bouleversante en quatre jours et trois nuits…

 » Un roman humaniste. Des indices et des mystères jusqu’au twist final, sa signature, un jeu de bluff dont la résolution rend dingue.  » Le Point

 » Tempo d’enfer sur une mélodie obsédante.  » Sud Ouest

Mon avis : 

Bien que je possède plusieurs de ses romans, j’ai choisi de découvrir Michel Bussi avec ce titre, et je pense que stratégiquement c’était un bon choix. J’ai choisi celui qui m’attirait le moins pour être sûre de ne pas avoir de trop grosse déception avec les prochains. Et comme je m’y attendais, ça n’a pas du tout été un coup de coeur, au contraire j’ai mis une éternité à le lire car je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire et j’ai du me forcer à le finir.

J’ai vu des avis assez mitigés sur ce livres ce qui résume assez bien mon état d’esprit à la fin de ma lecture. C’est un livre que je pourrais résumer en une phrase : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » 

Tout d’abord je trouve que traiter de l’immigration pour en faire de la fiction est un pari très risqué surtout quand on n’est pas directement concerné. Mais au delà de ce détail, c’est un ensemble qui a fait que ce roman ne prenait pas sur moi. Il y a une multitude de personnages! J’ai eu beaucoup de mal à m’y retrouver, même au bout de 500 pages il y en a toujours que je confondais et à cela il faut rajouter 2 éléments catastrophiques pour moi : une chronologie anarchique, et des points de vue aléatoires. 

Faire des retours dans le passé puis revenir au présent, ce n’est pas grave, tout comme comme changer de point de vue à chaque chapitre, mais il nous faut des précisions ! Par exemple, le point de vue le plus fréquent est celui de la mère, Leyli. Mais d’un chapitre à l’autre elle nous raconte son passé de jeune femme puis on passe au point de vue de sa fille dans le présent, sans jamais que cela ne nous soit précisé. J’ai parfois mis 2 pages à resituer l’histoire et à me dire « ah ok on est dans telle temporalité avec tel personnage ».

Le roman est long. Il m’a paru extrêmement long, il y a énormément de blabla et vraiment très peu d’action, et j’ai trouvé ça triste que Bussi comprime toutes les scènes d’action à la fin. On s’ennuie tout du long et il nous secoue à la fin en nous balançant 6 ou 8 retournements de situations d’un coup mais qui sont pour la plupart incroyablement prévisibles ! Allez je vais être un peu plus positive c’est vrai que 2 situations ont été bien pensées et je ne les avait pas vue venir, mais il n’en fallait pas moins, 2 situations sur 544 pages d’histoire c’est vraiment trop peu.

Pour ce qui est des personnages, même si je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, sauf peut être le patron de Leyli, c’est vrai qu’ils étaient plutôt bien développés, je les ai trouvés à la fois réalistes et originaux.

Comme dit précédemment, j’ai mis une éternité à le lire et si j’avais su je l’aurai abandonné en route, car j’avais tout misé sur la fin pour remonter le niveau. Pour résumer ma lecture je dirais beaucoup de longueur, peu d’actions et des révélations tout à fait prévisibles.En bref, une déception. Cependant, je reste très enthousiaste à propos de cet auteur car je possède d’autres livres de Michel Bussi qui me font toujours autant envie et que je compte bien lire quand même ! N’hésitez pas à me partager votre avis sur ce livre ou sur cet auteur je serai curieuse de savoir ce que vous en pensez !

Ma note : ★☆☆☆☆

Nil, tome 1 : comment s’échapper d’une île qui n’existe pas?

Auteur : Lynne Matson
Éditeur : Pocket Jeunesse
Parution : 18 février 2016
Nb de pages : 464

Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil. Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l’île … Il n’y en a qu’une par jour. Une seule personne peut l’emprunter. Pire encore, les adolescents n’ont qu’un an pour s’échapper. Sinon, c’est la mort. Le compte à rebours a déjà commencé.Lynne Matson est une ancienne avocate américaine. Elle a décidé de changer de vie et de devenir écrivain. NIL est son premier roman, premier tome d’une trilogie.

Mon avis :

Dans le cadre de mon 2019 Reading Challenge je devais relire un livre favoris, et quand j’ai vu que je ne vous avais jamais parlé de ce livre, je n’ai eu aucune hésitation à choisir celui-ci. Et comme la première fois, j’ai passé un super moment de lecture. Je ne vais pas vous cacher mon enthousiasme, pour un premier roman je trouve que Lynne Matson a fait très fort. Elle a réussi à créer un univers extrêmement intéressant, intrigant même et surtout complet. Étant une fan inconditionnelle de la série Lost, je ne pouvais qu’apprécier une histoire qui a une intrigue qui s’en rapproche. On suit des ados qui atterrissent nus sur une île déserte et qui ont 365 jours pour s’enfuir sinon ils meurent. Seul moyen d’y échapper, attraper une porte qui apparaît au hasard sur l’île et uniquement à midi. On accompagne les personnages dans leur quête des portes et on fait des découvertes en même temps qu’eux sur les mystères de cette île. Elle est mystérieuse et regorge de secrets et on nous donne juste un soupçon de réponses à toutes nos questions, juste assez pour nous donner envie de lire la suite. Les personnages sont très différents ce qui les rends intéressants et attachants. Ils nous font très bien ressentir la fatalité et l’injustice qui règne sur l’île, on a envie qu’ils réussissent, on court avec eux pour attraper ces portes et on ressent leur impuissance quand ils échouent.

La plupart des avis que j’ai lus étaient mitigés à cause des personnages, certes les personnages secondaires ne sont pas complètement développés parce qu’ils ne restent pas longtemps dans l’histoire mais justement ça montre bien l’injustice de Nil et au contraire je trouve qu’on nous en montre juste assez , il y a presque une trentaine de personnages pourquoi faudrait il tous les développer ? Le livre ferait 1000 pages et je ne vois pas l’intérêt de s’attacher à un personnage qu’on sait temporaire et sûrement même condamné. Et oui, les personnages principaux Thad et Charley sont niais et oui certains passages font lever les yeux aux ciel mais sur 450 pages c’est vraiment minime et sans le côté romance les personnages ne se pousseraient pas autant vers le haut et nous n’aurions aucune avancée dans l’histoire, aucune réponse aux questions qu’on se pose sur Nil.

Pour ma part, j’ai aimé les personnages, j’ai aimée l’écriture de Lynne Matson qui est simple mais très belle, le rythme est très bien géré, l’intrigue l’est d’autant plus… C’est une satisfaction générale pour ma part. J’ai passé un excellent moment de relecture qui m’a donné extrêmement envie de lire la suite. Si vous n’avez pas lu ce tome 1 je vous le conseille vivement. Sinon, avez vous lue la suite? Qu’en avez vous pensé ? (Sans spoil please ahah).

Ma note : ★★★

Ce livre rentre dans la catégorie « relire un livre favoris » de mon 2019 Reading Challenge.

Bilan de milieu d’année 2019

Bonjour, bonsoir.

En traînant sur Booktube j’ai découvert sur la chaîne de Amélit ce tag qui vise tout simplement à faire un bilan livresque de milieu d’année. Il provient de la chaîne IlEstBienCeLivre et évidemment je vous mettrais sa vidéo à la fin de l’article, n’hésitez pas également à aller voir la vidéo d’Amélit.

Le tag se compose de 10 questions auxquelles je vous invite à répondre également à répondre en commentaire, allez c’est parti !

*PS: Rassurez-vous, tous les livres cités auront leur article dédié rapidement si ce n’est pas déjà fait!*

1) Combien de livres lus pour l’instant ?

Seulement 9 livres. J’ai un rythme de lecture assez lent j’en suis donc à une moyenne d’environ un livre par mois. J’aimerai lire plus vite, 8 ça me semble vraiment peu…

2) Tes 3 meilleures lectures pour l’instant ?

Difficile à dire avec seulement 9 lectures, heureusement la plupart ont été, ma foi, plutôt bonnes. Pour l’instant mon coup de cœur de l’année est définitivement Des souris et des hommes de John Steinbeck, que j’ai trouvé incroyable. Sans être un coup de cœur non plus, j’ai également découvert le tome 1 de la saga Phobos de Victor Dixen que j’ai beaucoup aimé. Pour finir j’ai fait beaucoup de relectures en ce début d’année, donc peu de surprises mais mon 2019 Reading Challenge contient la catégorie « Relire un livre favoris » et j’avais choisi le tome 1 de NIL de Lynne Matson, et une fois de plus j’avais adoré et passé un excellent moment de lecture.

3) Ta plus grosse déception ?

Sans grande surprise je vais citer La Salamandre de Jean-Christophe Rufin, j’en ai fait tout un article, ce livre m’a fait passer par beaucoup trop d’émotions négatives.

4) La bonne surprise ?

J’ai été plutôt agréablement surprise par le tome 1 de Hunger Games de Suzanne Collins alors que je l’avais abandonné une première fois j’ai réussi à me replonger dedans et à le terminer. J’ai même hâte de lire la suite.

5) Le dernier livre que tu as acheté ?

J’achète très rarement des livres, évidemment si je m’écoutais je serais ruinée et ma PAL infinie… Seulement elle est déjà bien trop grande et je préfère lire ce que j’ai chez moi avant d’en racheter, à moins d’un extrême coup de cœur ou bon plan. Cependant mon dernier achat date de l’été 2018 où j’avais acheté Des Souris et des Hommes, justement.

6) La sortie de fin d’année que tu attends le plus ?

Pour être honnête, je ne m’intéresse pas du tout aux futures sorties, je ne suis pas du tout les nouveautés etc… Mon seul moyen de me tenir au courant des actualités est sur les blogs ou sur Booktube donc la plupart du temps je m’intéresse aux livres déjà sortis. Le seul titre que j’ai noté et qui ne sort pas avant fin août 2019 est Avoue que t’en meures d’envie de Kristen Roupenian.

7) La suite de saga que tu attends le plus ?

Je viens de terminer ma relecture du premier tome de NIL et oui je sais la saga est déjà sortie en intégralité mais toutes les sagas que j’ai commencées ont déjà leurs tomes publiés. Et la suite de Nil est celle qui me fait le plus envie en ce moment.

8) Le livre que tu viens de finir, celui que tu lis et celui que tu liras après ?

Comme dit précédemment, je viens de terminer le tome 1 de Nil de Lynne Matson. Je (re)lis actuellement Madame Bovary de Gustave Flaubert et je compte enchaîner avec une lecture un peu plus courte, j’ai donc choisi Barbe Bleue écrit par Amélie Nothomb.

9) Un moment qui aura marqué ta vie de lectrice ces 6 premiers mois de l’année ?

Malheureusement ce début d’année est passé à une vitesse folle et avec mes 8 petites lectures je n’ai pas vraiment eue l’occasion de vivre un moment de lecture particulièrement marquant.

10) Qu’espères-tu pour les 6 prochains mois ?

Mon but ultime pour ces 6 prochains mois est de réussir mon 2019 Reading Challenge, il me reste encore 9 catégories à remplir, donc au minimum 9 livres à lire. C’est faisable, allez on y croit !

 

Et vous, quel est votre bilan livresque de ce milieu d’année? N’hésitez pas à répondre aux 10 questions dans les commentaires je serais curieuse de voir vos réponses ! N’oubliez pas d’aller voir la vidéo de la Booktubeuse IlEstBienCeLivre !

 

La Salamandre

Auteur : Jean-Christophe Rufin
Éditeur : Gallimard
Parution : 25 mai 2006
Nb de pages : 190

Catherine, dont la vie s’organisait autour du travail avec la haine des dimanches, le secours de la télévision, l’affection d’un chat et l’usage fréquent de somnifères, tourne le dos à la France pour s’installer au Brésil. Dépassant sa condition de touriste, elle quitte l’univers des agences de voyages pour celui des favelas. La violence avec laquelle les gens se traitent entre eux ne lui est alors plus épargnée. Dans ce récit d’un parcours absolu, Jean-Christophe Rufin livre une tragédie moderne, où l’héroïne semble soudain obéir à une loi profonde qui la pousse à se détruire et à s’accomplir en même temps. À travers ce portrait d’une femme qui se perd et se découvre, l’auteur reprend aussi un thème qui lui est cher, celui de la rencontre entre les Occidentaux et leur tiers-monde fantasmé. Loin de la vitrine exotique et du mythe révolutionnaire, il va au-delà de la vision idéalisée, tout au moins  » idéologisée « , du tiers-monde, vers un monde ambivalent, fait à la fois de richesse et de violence, repoussant et attirant.

Mon avis :

Il est temps que je vous parle de cette lecture horriblement éprouvante. Je ne sais même pas par où commencer… Tout d’abord, j’adore Jean-Christophe Rufin. Je l’ai découvert en première où en terminale lorsque ma prof de littérature nous a présenté 3 auteurs que nous allions étudier puis rencontrer, Jean-Christophe Rufin en faisait partie. J’ai dû préparer un exposé sur cet auteur, j’ai donc découvert qu’on habitait dans le même coin, et même qu’on avait des amis en commun! Au delà de ça, ma prof l’adorait et moi, j’adorais ma prof. Elle me l’a si bien vendu que j’ai débarqué un jour dans une librairie en disant « je veux tous les livres de cet auteur, prenez mon argent » (oui oui, vraiment, aucun self-control). J’avais commencé par « Le collier rouge » que j’avais incroyablement adoré. Puis j’ai rencontré Jean-Christophe Rufin, il est incroyablement gentil, drôle et humain. On a pu lui poser un tas de questions sur le processus d’écriture mais également sur l’adaptation de son livre « Rouge Brésil » (que nous avions regardée également). Cet échange a changé ma vie car j’avais arrêté l’écriture et c’est lui qui m’a redonné l’inspiration et surtout la confiance en moi. Il m’a dédicacée mon exemplaire du Collier Rouge et croyez moi je ne m’en séparerais jamais.

Seulement après cela, je n’ai jamais eu le courage de me plonger dans un autre Rufin, car en plus d’être de sacrés bricasses, j’avais peur d’être déçue surtout que le style et les sujets abordés sont assez éloignés de mes lectures habituelles. Mais il y a quelques jours il m’a pris une crise et j’ai décidé d’affronter mes peurs et de me lancer dans ce court roman, je me suis dis « 190 pages ça ne peut pas être si terrible » , quelle grave erreur!

La Salamandre est le récit d’une histoire vraie, l’histoire de Catherine. A 46ans, elle est toujours célibataire et atrocement seule, elle ne vit que pour son boulot et sa petite routine d’un ennui profond. Son amie de longue date, Aude qui vit au Brésil, l’invite à prendre des vacances chez elle. A contre-cœur Catherine débarque au Brésil et c’est là que les ennuis commencent. Elle tombe sous le charme de Gil un (très) jeune homme pauvre qui vit dans les favelas et qui se prostitue auprès de femmes mais également d’hommes. Catherine ne sait même pas s’il est majeur mais elle décide se « sortir » avec lui. Je mets des guillemets car la relation est clairement à sens unique, Gil n’accepte de passer du temps avec elle que si elle est généreuse. Ça commence par des restaurants, des cadeaux matériels de plus en plus chers. Ses amis la mettent en garde et elle même sait parfaitement qu’il s’en contrefout d’elle mais Catherine continue à le voir. Puis après une dizaine de jours, elle est si follement amoureuse qu’elle rentre en France, quitte son job, vend son appartement et ses meubles et revient directement s’installer au Brésil. A ce moment là de l’histoire j’étais déjà dans une rage terrible, je tournais les pages avec une colère noire mais surtout grandissante de chapitre en chapitre. Catherine est bête, je vais rester polie mais elle est selon moi d’une bêtise incommensurable. J’étais furieuse de me dire que cette histoire soit vraie et qu’une vraie femme de 46 ans ai réellement agit de manière aussi débile, inconsciente, irréfléchie et j’en passe. Sans vouloir spoiler la fin, lorsque Catherine rentre au Brésil, Gil lui soutire tout son argent avec lequel il s’achète un « bordel » enfin une sorte de maison close illégale rempli de mineures, une moto, il se met à battre Catherine, à la violer, la violenter physiquement et psychologiquement l’embarque dans des histoires sombres puis il la quitte. Mais après tout cela je pensais enfin que notre chère Catherine allait enfin retrouver la raison, mais je n’étais pas au bout de mes peines, car c’est là qu’est arrivé le pire. Elle est allée le supplier de lui laisser une chance car elle l’aime et veut être près de lui, et vous savez qu’elle a été sa réponse? Il l’a battue et l’a immolée.

Oui.

Ce livre m’a bien trop énervée pour que je ne puisse ressentir la moindre compassion pour cette femme, une part de moi crie qu’elle a mérité ce sort et que sans cela son destin aurait été bien plus tragique. Toutes les violences qu’elle a subies elle les a provoquées elle-même car Gil ne l’aimait pas, il ne lui a jamais dis qu’il ressentait quoi que ce soit, il a toujours été très clair sur le fait qu’il n’était avec elle que pour l’argent et qu’il voyait d’autres personnes, d’ailleurs à plusieurs reprises elle le croisait dans la rue avec des hommes ou bien sur la moto qu’elle lui avait offerte avec accrochée à lui de jolies jeunes femmes, comment à 46 ans on peut avoir envie d’une relation aussi moche? aussi malsaine? Elle même présentait Gil comme quelqu’un avec un physique disgracieux et une personnalité à la fois égoïste et je m’en foutiste. Je n’ose même pas imaginer le nombre de MST qu’elle a du choper rien qu’en lui tenant la main, beurk. Catherine est aussi bête et naïve que Gil est mauvais et égoïste, finalement il se sont bien trouvés.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai mis plusieurs jours à lire ces 190 pages car je n’arrivais pas à lire plus que quelques pages avant de le refermer. Non seulement l’écriture ne m’a pas transportée, au contraire, j’ai trouvé que Jean-Christophe Rufin avait essayé de faire des envolées lyriques un peu trop poétiques et plus rien n’avait de sens. J’avais littéralement adorée son écriture poétique dans le collier rouge mais ici c’était vraiment too much, ça n’avait vraiment aucun sens, et surtout, je comprenais une phrase sur quatre c’était un véritable frein dans l’histoire ! Au début j’essayais de comprendre, de relire, d’analyser, mais vraiment, pour moi, certaines phrases n’ont vraiment aucun sens! Au bout d’un moment j’étais tellement excédée, autant par l’histoire que par l’écriture que je lisais entre les lignes juste pour finir au plus vite le livre mais sans en apprécier un seul passage. J’étais vraiment à un cheveu d’abandonner ma lecture, d’ailleurs j’étais si furieuse un soir que mon copain m’a dit « mais lâche l’affaire, ne le termine pas tu te fais du mal » mais mon côté un peu masochiste a pris le dessus et j’avais réellement envie de savoir jusqu’où la bêtise humaine pouvait nous emmener.

Je suis navrée si cet article est un peu brouillon mais j’avais juste envie de me débarrasser au plus vite du fardeau psychologique que représente ce livre, et pour cela je devais évacuer en vous en parlant, et malheureusement je n’ai aucune idée de COMMENT vous en parler. J’ai essayé de lire des avis, et soit les gens sont bouleversés par l’histoire de Catherine, soit les gens sont gênés par le fait que Catherine soit si désespérée qu’elle accepte une situation pareille sans rechigner. Mais j’ai l’impression d’être vraiment la seule personne au monde à avoir été énervée par ce livre… Et je vous le dit, c’était au delà de l’énervement, j’avais vraiment une haine, une rage inconsidérable. J’ai détestés tous les personnages, principaux comme secondaires car AUCUN d’entre eux n’a eu une seule bonne action ! C’est une poignée d’imbéciles qui se contentent de faire des mauvaises choses et d’attendre leur karma en pensant faire les choses bien. Il n’y a qu’un seul personnage que j’ai aimé c’est celui qui se bat pour Catherine après qu’elle soit immolée, il est incroyablement gentil et bienveillant et malgré ça Catherine le jette comme une vieille chaussette sans un merci…

Pour conclure, ce livre a réellement été une torture pour moi mais au delà de ça je suis ravie d’avoir créé ce blog car c’est pour partager ce genre d’expériences et de ressentis que je l’ai créé. Je n’ai jamais été aussi intéressée d’avoir vos avis que pour ce livre car peut-être que vous avez vécu votre lecture dans un tout autre état d’esprit que le mien et que vous êtes outré par mon manque de compassion envers Catherine et le fait que je n’ai trouvé aucun avis qui fasse écho au mien renforce ce besoin d’en parler avec quelqu’un! Alors n’hésitez pas à me dire si vous ou un de vos proches l’a lu, ou si vous comptez le lire (même après cet avis légèrement assassin haha oups…)!

Ma note : ★☆☆☆☆